S'il fallait se défaire et se libérer, c'est sans doute le moment de se lancer... Vas-y écris, crie, de toute façon je ne t'écouterais pas, tu as beau parler personne ne t'entends, ta voix n'as pas le moindre son, c'est du silence, du néant. Tu n'es plus rien, tu n'existes pas ; de peu tu es passé à vide. Tu es devenu sec et sans cœur, pour un cœur qui est lui déjà si vide qu'il n'est pas besoin d'en parler, tu n'es plus qu'un fantôme qui ne se meut même plus, tu ne bouges pas, tu ne moove pas, tu restes sur place et pourtant tu ne tiens pas en place. Toi qui ne sait plus de rien s'émouvoir. Si tu pouvais seulement faire un dixième de ce que ton esprit imagine, tu serais déjà bien loin de cette ville que tu n'as jamais aimé, et elle te le rend bien, une histoire de haine et de non amour, tu ne l'as jamais portée dans ton cœur, tu voudrais tant la quitter que dès que tu as un petit pépin, tu ne trouves rien de mieux que d'y revenir, comme dans les girons de ta mère, tu viens t'y réfugier. Serait-elle finalement plus rassurante que le reste du monde, ce monde si vaste que tu ne comprends pas. Tu ne sais pas où vivre et pourtant tu ne sais que trop bien où tu ne veux pas vivre. Précisément, ici !!! A force de ne te définir que par ce que tu ne veux pas faire, pas être ou pas vivre, tu en finis juste par ne plus savoir quoi faire ?! Tu ne fais rien si bien que tu n'es plus rien, insignifiant que tu étais dès le début aujourd'hui tu es devenu inexistant, tu n'as plus de droit que celui de te taire, tu n'as plus d'autre choix que celui de te défaire de cette fierté si bien mal placée qu'elle t'auras plus fait de mal que de bien.

Mais dis-moi : "Qu'est-ce que tu veux faire ?", et ne me dis pas : "Je ne sais pas !". C'est un peu trop facile, comme réponse, ce que je te demande c'est de construire pas de détruire ou d'être nihiliste, c'est un peu trop confortable de remettre ton destin dans les mains des autres ; au moins comme cela si tu n'y arrives pas, ce n'est pas de ta faute mais de celle des autres ; c'est plus facile, hein comme cela, toi, tu te laves les mains. Arrête un peu de n'être juste qu'un spectateur, tu verras si tu passes de l'autre côté comme cela peut être exaltant de devenir le propre acteur de ta vie et de tes actes. A trop vouloir analyser tu ne finis plus par être capable d'agir, un peu comme si chacun de tes mouvements se devait de recevoir l'aval d'une très haute autorité pour pouvoir bouger le moindre cil. Mais quelle autorité ? Ton cerveau, cette masse inerte, immonde, n'est pas digne de te diriger, laisse un peu plus de place à l'audace, au risque, laisse de côté ton rationalisme paralysant, à trop peser le pour et le contre tu ne finis que par porter des poids qui à chaque tentative ne viennent que te ralentir encore davantage, comme s'il était possible en faire moins que ce que tu ne fais déjà. Tu ne bouges pas..., mais bouge réagis et agis, je n'en peux plus de te voir là. Je ne rêve que du jour où croisant ton reflet dans le miroir je ne te verrais pas. Parts, tires-toi d'ici, mais arrête de te laisser dépérir à tout petit feu, en plus c'est contagieux, tu me fatigues rien qu'à te regarder. Arrête et passe de l'autre coté de ton miroir, deviens celui que tu étais avant, celui qui savait ce qu'il faisait et pourquoi il le faisait, passe à autre chose et laisse tout cela derrière toi, tu n'es pas ce que tu es aujourd'hui, tu vaux mieux que cela. Aller viens nous retrouver. J'ai tant envie de te retrouver.